Facebookinstagramflickr

Cette semaine, quand j’ai vu le ciel totalement dégagé avec toutes ces étoiles qui brillent au dessus de ma tête, j’ai voulu m’initier à l’astrophotographie. Je me suis donc armée de ma tablette pour savoir comment faire des jolies photos des étoiles, dignes d’être exposées à la NASA. Bon, je me suis vite calmée quand j’ai vu la technique qu’il fallait ! Je vais vous initier avec moi.

1. Le matériel

Pour aller photographier notre belle galaxie, il va falloir vous armer de votre boîtier favori, d’un trépied à toute épreuve, et, si possible, d’un objectif grand angle voire très grand angle ! En ce qui me concerne, j’ai utilisé le FishEye Canon de mon père qui a une focale allant de 8mm à 15mm. Honnêtement, j’ai tellement galéré à faire ma mise au point que je vous conseille vivement de prendre un objectif avec une butée au niveau de la bague de mise au point ! Ça peut paraître un détail mais ça épargne quelques dizaines de minutes de tâtonnement…

Il vous faudra aussi un logiciel de retouche, c’est incontournable en astrophotographie, je vais vous expliquer pourquoi. J’utilise essentiellement LightRoom et Photoshop mais il existe d’autres logiciels, dont certains gratuits pour assembler vos photo d’astrophotographie. Je vous renvoie à ce lien de Bastien Foucher qui en parle bien mieux que moi 🙂

Personnellement, je me suis aussi servie d’une lampe torche pour éclairer un peu l’avant-plan et surtout d’un bon gros pull pour faire face au froid des nuits de septembre !

2. Les réglages

Quand vous regardez les étoiles, vous voyez de tous petits points lumineux, plutôt blancs, sur un fond noir. Globalement c’est ça ! Et pourtant quand on voit ça, on se pose des questions ! Toutes ces couleurs, c’est Wouah !

Photographie voie lactée par Maxime Raynal
Photographie voie lactée par Maxime Raynal

Pour que votre appareil puisse capter correctement les petites lueurs des étoiles voire de la voie lactée, vous devrez vous mettre en mode manuel ! (Oui, encore !). Mettez-vous sur la plus grande ouverture de diaphragme possible (pour moi c’était f/4).

Ensuite, choisissez votre temps d’obturation en fonction de votre focale. Plus votre focale est longue, plus votre vitesse d’obturation devra être rapide. En gros, avec mon 8mm, je pouvais ouvrir 25s. Si vous shootez avec un 30 voire 70 mm, vous allez devoir descendre à 10 ou 15s. Pourquoi ? Parce que la Terre tourne… Oui oui ! Plus vous restez ouvert, et plus vous risquez d’obtenir des étoiles en patate puisque vous aurez bougé par rapport à elles. Et plus votre focale sera grande, plus cet effet est visible. A vous de tester selon votre matériel le temps d’obturation optimal (le plus long possible sans écraser vos étoiles).

Enfin, concernant les ISO, mettez-vous entre 800 et 3600 ISO. Vous allez me dire que ça risque de donner des images assez dégueulasses, bien bruitées… et vous avez raison ! En fait, pour construire une photo d’astrophotographie, vous n’allez pas faire 1 photo, mais 3, 4, 5 voire 10 ou 15 photos ! Toutes ces photos sont ensuite assemblées dans un logiciel de retouche et ça va avoir pour effet de diminuer le bruit. D’où la possibilité de monter vos ISO pour attraper le plus de lumière possible. Cependant attention. Plus vous prendrez de photos et plus vous pourrez monter vos ISO mais il va falloir que votre ordinateur tienne la route en post-traitement. Vous allez obtenir des fichiers de retouche très lourds !

3. La prise de vue

Pour votre prise de vue, commencez par installer votre trépied. Il faut bien attendre la nuit noire et il faut un ciel dégagé au maximum de nuages. Autre “détail” important. Si vous habitez à Paris, n’essayez même pas. La pollution lumineuse va vous empêcher de faire de jolies photos. Vous allez juste obtenir un amas de lumières jaunes/orangées. Il faut aller dans un endroit dégagé, assez loin d’une grande ville. Pour ma part, j’étais à quelques dizaines de kilomètre du Mans donc je me suis tournée dos à la ville pour ne pas être polluée par ses lumières.

Ensuite, réglez votre mise au point. C’est une étape assez compliquée ! La mise au point sur l’infini est rarement la bonne. Si votre bague de mise au poins possède une butée, réglez-la sur l’infini puis ajustez tout doucement votre mise au point jusqu’à ce que les étoiles apparaissent le plus petit possible. Si vous avez un liveview, c’est plus facile. Activez-le et zoomez au maximum sur une étoile pour faire votre mise au point. Une fois réglé, n’y touchez plus ! Ne tentez même pas l’autofocus. La nuit, il est quasi inefficace.

Ensuite, déclenchez votre appareil à distance pour éviter de faire bouger l’appareil, ou bien mettez un retardateur. Prenez au minimum 3 ou 4 photos identiques. Le mieux est même d’en prendre entre 7 et 15 pour un rendu optimal. Si vous voulez mettre en évidence un premier plan, vous pourrez prendre une photo avec une mise au point sur le premier plan, voire en l’éclairant à l’aide d’une lampe torche ou d’un flash. C’est ce que j’ai fait pour la photo au dessus par exemple.

 4. Post-traitement

On se donne rendez-vous dans le prochain article en ce qui concerne le post-traitement ! C’est très long et difficile à expliquer donc je vous explique tout ça dans un article plus complet et exhaustif. D’ici là, shootez bien ! N’hésitez pas à me suivre sur InstagramFacebook ou FlickR.

Facebookinstagramflickr

One thought on “S’initier à l’astrophotographie”

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :